Un métier thérapeutique

La plupart du temps, la vie fait bien les choses. Même s’il est parfois difficile d’adhérer à ce genre de théorie, dans mon cas, c’est arrivé. Au moment où j’avais besoin de parler, où je ressentais la nécessité de me confier à quelqu’un, vous êtes entrés dans ma vie. J’ai toujours dit que « Le Bon Dieu » a fait en sorte que je fasse ce métier-là. Lui, Il le savait que cela allait me sauver la vie.

Il m’a permis de croiser des gens que je ne reverrai peut-être pas, mais que je n’oublierai jamais…

On a sauté des étapes, on se connaissait à peine. Comme des amoureux qui décident d’emménager ensemble après seulement quelques semaines de fréquentation.
Comme si on voyait le temps fuir au pas de course, conscient qu’on n’a pas toute la vie devant nous et qu’on ne fait de mal à personne.

Les premiers rendez-vous furent intenses. Je vous ai partagé une parcelle de mon histoire. Je vous ai confié que mon père s’était enlevé la vie alors que j’essayais tant bien que mal de devenir un adolescent. Cette époque où tout ce que je tentais de faire était de ne pas trop « mal virer ».

Inconsciemment, vous étiez là pour moi. Pendant que vous m’écoutiez chanter, moi, je vous racontais ma vie. Après chaque silence entre la dernière note et le début des applaudissements, à l’instant où je levais les yeux au ciel en guise de remerciement, vous en connaissiez un peu plus sur moi. Parfois, les silences en disent long. Les miens voulaient tout dire. À commencer par la reconnaissance que je ressens de vous avoir.

Maxime